CSST - pêche en eau peu profonde

Le travailleur a subi un accident de travail dans lequel il a reçu un coup sur la tête sans perdre connaissance. Il revendique une rechute, récidive ou aggravation dont le diagnostic est un syndrome post-commotionnel. Comme son nom l’indique, le diagnostic implique une commotion et, comme il s’agit de troubles cognitifs, de commotion cérébrale puisque le cerveau est le siège de la pensée. Commotion veut dire choc; il faut donc qu’il y ait eu perte ou, au minimum, altération de l’état de conscience pour qu’un syndrome post-commotionnel puisse apparaître.

La réclamation du travailleur n’a ainsi aucun fondement; néanmoins, le travailleur règle avec l’employeur non représenté par avocat mais par une firme spécialisée, en acceptant une somme d’argent modeste en contrepartie d’un désistement. La somme d’argent est quand même assez élevée pour qu’il en reste une partie dans les poches du travailleur après avoir payé son avocat.

Il n’est pas acquis qu’une telle démarche fonctionne à tout coup mais, parfois, il faut saisir l’occasion au passage; il y a toutes sortes de motivations qui peuvent inciter un employeur à régler. Dans le cas présent qu’est-ce qui a marché? L’ignorance de l’employeur ou le bluff du travailleur? Dieu seul le sait mais le diable s’en doute.